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Période très importante dans la
vie, emmené aux Antilles par les européens, elle est ancrée aujourd’hui
dans les traditions.
C'est
un grand rendez-vous de la chrétienté que l'on célèbre par des
cantiques religieux dans les «chantés Noël» mais c'est aussi
l'occasion de se réunir en famille autour d'une bonne table.
Autrefois,
on passait le jour de Noël chez les voisins, la famille ou les amis
pour le traditionnel "tué cochon" !
C'était
le moment de faire le fameux "boudin créole", une
composante indispensable de la régalade de Noël, même si on le
mange toute l'année.
Tout
est bon dans le cochon et surtout son jambon, invité traditionnel
des menus de Noël.
Côté
alcool, on concoctait liqueurs d'anis, de noyaux, de vanille ou de
groseilles (fruits d'une variété d'hibiscus) et le célèbre
Shrubb, boisson faite à base de rhum dans lequel ont macéré des peaux d’orange.
Il
est vrai qu'aujourd'hui les traditions culinaires de Noël
se perdent un peu et que le saumon, le foie gras et autres produits
de consommation européens sont
de plus en plus présents sur les tables antillaises.
Si
la tradition subsiste quelque part, c'est par les "chantés Noël"
qui repartent en force, dans les campagnes, dans les villes.
Pendant
toute la période avant Noël, résonnent alors des chants en créole, les " kantik a nwèl " lors des " chanté nwèl "
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