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L'Île des Petites Antilles (îles du Vent) constituant, avec ses dépendances,
un département français et une Région d'outre-mer. L'île elle -même
(1 438 km2 sur un total de 1 704 km2 avec les dépendances) est divisée
en deux par un bras de mer, la rivière Salée: au sud-ouest s'élève
Basse-Terre (842 km2) chef-lieu du même nom; au nord-est s'étend
Grande-Terre (588 km2), avec Pointe-à-Pitre, l'agglomération principale
du département. À l'est et au sud-est de Basse-Terre et de Grande-Terre,
se trouvent La Désirade (27 km2), Marie-Galante (158 km2 ), les petits
archipels des Saintes (13 km2) et de Petite-Terre. À quelque 250 km au
nord-ouest, bien au-delà de Montserrat, se trouvent Saint-Barthélemy (25
km2) et Saint-Martin, partagée avec les Pays-Bas et dont la France possède
la partie nord (51 km2).
Basse-Terre, très montagneuse, boisée et très arrosée, culmine à la
Soufrière (1 467m), volcan encore actif. Grande-Terre est un plateau
calcaire peu arrosé, avec quelques collines. Le climat de l'archipel,
tropical, est plus humide sur les reliefs au vent. De violents cyclones
atteignent fréquemment la Guadeloupe.
En 1979, le cyclone David a occasionné de très graves dégâts aux
cultures et aux infrastructures routières et portuaires. Les 16 et 17
septembre 1989, c'est Hugo qui, à son tour, dévasta l'île: en quelques
heures, ce cyclone détruisit quelque trente mille logements, ravagea les
cultures et finit par poser de façon aiguë la question des orientations
économiques de l'île.
La population, estimée à 421 630 habitants en 1999, se répartit en 77%
de mulâtres, 10% de Noirs, 10% de métis (Français et Asiatiques ), 2%
de Blancs ; autres : 1%. Le catholicisme est majoritaire (86%). L'émigration
vers la métropole d'une population trop nombreuse et sans débouchés sur
place a stabilisé la croissance démographique.
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